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PSE2026 : La stratégie de la CFE-CGC, en CSEC, pour garantir le meilleur accord à tous les salariés
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Suite à la récente communication publiée par l'UNSA sur son blog concernant le dernier Comité Social et Économique Central (CSEC), il nous apparaît essentiel, à la CFE-CGC IBM France, de vous apporter un éclairage précis et transparent sur la réalité des débats et sur la position que nous avons fermement défendue avec d'autres Organisations Syndicales.
Notre volonté n'est pas d'entrer dans une polémique, mais de vous assurer que chacune de nos décisions est guidée par un seul et unique objectif : la défense inébranlable de vos intérêts et l'optimisation de vos conditions de départ ou de maintien dans l'entreprise. Il est d'ailleurs fondamental de rappeler que les votes opposés à cette motion représentent plus de 50 % des salariés, et que sur les cinq organisations syndicales ayant des élus ou représentant chez IBM, seule l'UNSA s'est prononcée pour.
Rétablir la clarté sur le vote du CSEC
Contrairement à ce qui a pu être hâtivement interprété ou argué, la CFE-CGC n'a absolument pas refusé de vous communiquer votre appartenance aux groupes métiers. En effet, cette démarche consiste simplement en l'envoi d'un mail individuel à l'ensemble des salariés, une action d'information basique qui n'affaiblit en rien notre position dans la négociation face à la Direction. Nous sommes, au contraire, de fervents défenseurs d'une information fluide et transparente, preuve en est le contenu de notre site web qui vous informe constamment.
Ce que nous avons refusé, c'est l'ouverture prématurée de l'Espace Mobilité Carrière (EMC) pour le dispositif de rachat de trimestres. Lors de cette séance, le secrétaire du CSEC (UNSA) a présenté une motion globale liant indissociablement deux points (EMC et groupes métiers). Nous avons expressément demandé à ce que les votes soient séparés afin de pouvoir valider l'information sur les métiers tout en bloquant l'accès à l'EMC. La Direction s'y est opposée, et le secrétaire du CSEC a refusé de scinder cette motion. Face à ce blocage procédural, nous avons dû voter contre cette motion unique pour protéger la suite des négociations et vos intérêts.
“Les élus du CSE Central autorisent la direction à communiquer pour informer les salariés sur les groupes métiers et la procédure de rachat de trimestres”
Un vote de protection qui ne bloque pas le calendrier du PSE
Nous tenons à rassurer l'ensemble des salariés : notre vote contre cette motion ne bloque en rien le PSE et ne le décalera pas.
L'Organisation Syndicale favorable à l'ouverture anticipée de l'EMC a indiqué que, pour la Direction, seule la signature finale de l'accord comptait. C'est faire une grave erreur d'appréciation. En effet, c'est occulter le fait que, sans signature d'un accord majoritaire, la Direction conserve la possibilité de faire homologuer un Document Unilatéral par l'administration du travail. Il est donc crucial de maintenir un rapport de force équilibré à chaque étape de la négociation et de ne pas concéder d'avantages stratégiques à la Direction avant d'avoir obtenu les garanties nécessaires pour tous.
Pourquoi retarder l'ouverture de l'EMC est une nécessité stratégique
Dans le cadre d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE), la Direction poursuit traditionnellement deux objectifs majeurs : atteindre le nombre de départs visé dans les délais impartis, et ce, au coût le plus faible possible pour l'entreprise.
Ouvrir l'EMC, même pour le rachat de trimestre, à ce stade précis des discussions offrirait à la Direction une opportunité inespérée : celle de recueillir vos dossiers, de comptabiliser les salariés déjà prêts à partir et d'évaluer si son quota est atteint. Si tel était le cas, quel intérêt la Direction aurait-elle à poursuivre les négociations et à améliorer le plan ? Aucun. Se positionner dès aujourd'hui comme partant, c'est malheureusement affaiblir notre rapport de force collectif et diminuer nos chances d'obtenir un plan véritablement ambitieux. Ne dévoilons pas toutes nos cartes si proche du but.
Des avancées majeures restent à conquérir
À l'heure actuelle, les négociations ne sont pas achevées. Les Organisations Syndicales n'ont pas encore obtenu l'ensemble des revendications légitimes portées à la table des discussions. Nous luttons notamment, avec détermination, pour obtenir l'indemnité du 1/12ème de mois de salaire par mois de Dispense d’Activité présente en 2024. Ce refus d'ouvrir l'EMC n'est donc pas une entrave à votre information, mais un acte de protection. C'est la preuve tangible que la CFE-CGC ne cède pas aux injonctions de calendrier de la Direction, mais reste maîtresse du tempo des négociations pour vous défendre avec pugnacité.
La CFE-CGC IBM France, votre partenaire de carrière
Cette fermeté dans la négociation reflète l'ADN de notre organisation. Que ce soit lors de grands projets de restructuration ou dans votre quotidien professionnel, la CFE-CGC IBM France se tient à vos côtés.
N'attendez pas l'ouverture de l'EMC pour vous préparer en toute confidentialité. Sachez que vos élus CFE-CGC sont d'ores et déjà à votre entière disposition pour vous aider à identifier votre groupe métier. De plus, nous pouvons vous accompagner pas à pas dans vos démarches pour effectuer vos demandes de devis de rachat de trimestres. Le grand avantage de passer par nos élus ? Toutes ces démarches s'effectuent dans la plus stricte confidentialité, sans que la Direction n'en soit informée, préservant ainsi toutes vos options et votre pouvoir de négociation individuel et collectif.
Nous vous rappelons que nos représentants sont également là pour vous conseiller sur vos choix professionnels plus globaux, ou vous soutenir activement en cas de difficulté rencontrée au sein de l'entreprise. Ne restez jamais isolés avec vos interrogations.
Nous continuerons à vous informer de l'évolution de ces négociations cruciales. Vous pouvez compter sur notre engagement total.
CR interne CFE-CGC mars 2026
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Nous venons de poster le CR interne du CSEC de mars 2026 pour les adhérents à cette adresse. N'oubliez pas comment accéder au bon menu ici
Vous voulez savoir à quoi ressemble nos Comptes-Rendus de CSE et CSEC, vous en avez un exemple ici : Compte rendu du CSEC pour les IBMers et donc avec un compte ouvert avec une adresse fr.ibm.com ou ibm.com sur notre site.
IBM France : Première entreprise de France
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La CFE-CGC se propose aujourd'hui de décrypter pour vous les grandes tendances des réorganisations au sein du paysage industriel et de services hexagonal sur les quinze dernières années.
Un paradigme de transformation pluriel
Il convient de souligner que la lecture brute des chiffres est devenue complexe. Si le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) demeure l’outil de référence, surtout chez IBM, de nouveaux dispositifs tels que la Rupture Conventionnelle Collective (RCC) ou la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) sont désormais privilégiés par les directions comme on a pu le voir dernièrement. Bien que techniquement distincts, ces outils concourent à un objectif de transformation structurelle des effectifs.
Panorama des restructurations : Un état des lieux sectoriel
L’analyse de la récurrence des plans sociaux depuis 2010 permet d'identifier les secteurs et les entreprises ayant le plus massivement eu recours à ces ajustements. Classement en nombre de PSE sur les 15 dernières années, première IBM FRANCE. Quand on vous dit que vos élus CFE-CGC sont devenus des experts des PSE.
1. IBM France : Une adaptation continue
Notre entreprise se distingue par une stratégie de réajustements réguliers. En quinze ans, IBM France a connu une transformation profonde de son modèle, passant de plus de 10 000 collaborateurs à environ 3 000-3500. Cette réduction, opérée par vagues successives (notamment en 2021, 2023, 2024, 2025, 2026), témoigne d'un modèle de gestion agile, bien que particulièrement exigeant pour les équipes en place.
2. Le secteur bancaire et la Société Générale
Sous l'impulsion de la digitalisation et des fusions de réseaux (notamment avec le Crédit du Nord), le secteur bancaire a initié des plans de départs volontaires d'envergure. La Société Générale a ainsi procédé à des coupes régulières, illustrant la mutation profonde des métiers de la banque de détail.
3. Orange : Une gestion de l'atterrissage démographique
Habituée des dispositifs de "temps partiel sénior", l'entreprise Orange a su piloter une baisse constante de ses effectifs à travers des plans stratégiques comme Lead the Future, privilégiant souvent les départs non remplacés pour adapter sa structure aux nouveaux enjeux des télécoms.
4. La Grande Distribution : L'accélération récente
C'est le secteur qui a connu les turbulences les plus brutales ces dernières années. Des groupes historiques comme Carrefour, Casino ou Auchan ont dû faire face à une remise en question de leur modèle économique, entraînant des suppressions de postes se comptant par milliers au sein des sièges et des réseaux de vente.
5. L'Automobile : L'efficience au cœur des accords
Chez Renault ou Stellantis, les PSE ont souvent laissé place à des "accords de compétitivité", visant à adapter l'outil industriel français aux exigences de la transition vers l'électrique.
Synthèse comparative (2010 - 2026)
|
Entreprise |
Type de récurrence |
Estimation cumulée |
|---|---|---|
|
IBM France |
Systématique (quasi annuel) |
> 7 000 postes |
|
Société Générale |
Structurelle (fusions) |
> 10 000 postes |
|
Air France |
Conjoncturelle (crises aériennes) |
> 12 000 postes |
|
Carrefour |
Transformation du modèle |
> 5 000 postes |
|
Sanofi |
Réorganisation R&D |
> 4 000 postes |
Une large partie des salariés considère le prochain Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) comme une opportunité de départ privilégiée. Tant que ces mesures reposent sur le volontariat, nous ne nous y opposerons pas. Néanmoins, ce constat révèle un malaise profond et fragilise la situation des salariés qui restent, envers lesquels nous maintenons une vigilance accrue.
Votre carrière est un actif précieux ; nous sommes là pour le protéger et le faire fructifier.



