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Préparer sereinement votre avenir : Comprendre le calcul de la pension de retraite
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La préparation de la retraite constitue une étape fondamentale dans le prolongement de notre parcours professionnel. Bien que cette perspective puisse parfois sembler lointaine ou d'une grande complexité administrative, il est primordial de s'en approprier les mécanismes le plus tôt possible afin d'envisager l'avenir avec sérénité et assurance.
Consciente des interrogations légitimes que suscite ce sujet, et faisant suite aux nombreuses questions reçues ainsi qu'aux confusions que nous avons pu constater, l'équipe de la CFE-CGC d'IBM France a souhaité vous proposer un éclairage précis sur les modalités de calcul de la pension de retraite au sein du régime général français.
L'équation fondamentale : Comment est évaluée votre pension ?
Le montant de votre retraite de base n'est pas le fruit du hasard ; il repose sur une formule mathématique stricte qui prend en considération l'ensemble de votre carrière. Cette formule s'articule de la manière suivante :
Pour appréhender pleinement cette évaluation, il convient d'en détailler les trois piliers :
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Le Salaire Annuel Moyen (SAM) : Il est calculé sur la base de vos 25 meilleures années de revenus (soumises à cotisations), plafonnées au Plafond de la Sécurité Sociale (PASS, qui s'élève à 48 060 € par an au 17/04/2026).
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Le Taux : Il s'agit du pourcentage appliqué à votre SAM. Le taux maximal, que l'on nomme le « taux plein », est fixé à 50 %. Ce taux peut être minoré (décote) si vous ne remplissez pas les conditions requises.
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Le coefficient de proratisation : Il représente le rapport entre le nombre de trimestres que vous avez effectivement validés au cours de votre vie active et la durée d'assurance requise (le nombre de trimestres exigé par la loi en fonction de votre année de naissance).
L'âge de la retraite à taux plein et l'impact décisif de l'âge de 67 ans
L'âge légal de départ à la retraite (qui est, par exemple, fixé à 64 ans pour les générations nées à partir de 1968) correspond à l'âge minimal à partir duquel vous êtes autorisé à cesser votre activité professionnelle et à demander la liquidation de vos droits. Toutefois, atteindre cet âge ne garantit nullement l'obtention d'une retraite à taux plein (les fameux 50 %).
Pour bénéficier de ce taux maximal dès l'âge légal, il est impératif d'avoir réuni la totalité de la durée d'assurance requise (le nombre de trimestres).
À titre d'exemple : Si vous êtes né(e) en 1968, votre âge légal de départ est de 64 ans. Si vous décidez de partir à cet âge, vous n'obtiendrez le taux plein de 50 % que si vous avez effectivement validé 172 trimestres (soit 43 annuités complètes). S'il vous manque des trimestres au moment de votre départ, le taux appliqué à votre salaire annuel moyen sera minoré et passera sous la barre des 50 % (c'est le mécanisme de la décote).
Partir à taux plein est crucial, car la décote en cas de départ anticipé est particulièrement lourde :
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Elle s'élève à 1,25 % par trimestre manquant.
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Elle s'applique dans la limite de 20 trimestres, soit une réduction maximale de 25 %.
Un salarié peut donc subir une perte significative de 6,25 % pour seulement 5 trimestres manquants, ou atteindre la pénalité maximale de 25 % s'il lui manque 20 trimestres ou plus.
Cependant, le législateur a prévu une disposition protectrice majeure : le cap des 67 ans.
Heureusement, à 67 ans, tout salarié bénéficie du taux plein automatique, même s’il n’a pas cotisé le nombre de trimestres requis. Concrètement, si vous décidez de liquider votre retraite à 67 ans, la condition de durée d'assurance s'efface. Quel que soit le nombre de trimestres que vous avez pu acquérir au cours de votre carrière que celle-ci ait été hachée, internationale, ou qu'elle ait débuté tardivement , la décote est formellement annulée. Votre pension sera calculée avec le taux maximal de 50 %.
Attention toutefois : il est crucial de ne pas confondre "taux plein" et "pension complète ou retraite complète". Bien que le taux appliqué soit garanti à 50 % (sans aucune décote punitive), le coefficient de proratisation (trimestres acquis / trimestres requis) continuera de s'appliquer.
Par exemple, si vous partez à 67 ans avec seulement 100 trimestres validés sur les 172 requis, votre calcul sera : Salaire Annuel Moyen × 50 % × (100 / 172). Votre pension reste donc proportionnelle à votre durée réelle de cotisation en France.
Il reste encore d'autres subtilités qui ne s'appliquent qu'à peu de personne donc nous ne rentreront pas dans le détail de celle-ci notre propos étant généraliste ici.
La CFE-CGC IBM France : Un partenaire engagé à chaque étape de votre carrière
Comprendre ces subtilités réglementaires exige du temps et une certaine expertise, car chaque parcours professionnel est rigoureusement unique. C'est précisément ici que la présence et l'action de la CFE-CGC IBM France prennent tout leur sens.
Au-delà de notre rôle essentiel dans la négociation collective et la défense globale de nos conditions de travail, notre vocation première est de nous tenir à vos côtés de manière individuelle et bienveillante.
Que vous souhaitiez faire un point stratégique sur votre évolution professionnelle, que vous traversiez une période de difficulté au sein de l'entreprise, ou que vous ayez besoin d'être orienté dans les méandres de la préparation à la retraite, vos représentants CFE-CGC sont à votre entière disposition. Nous vous offrons une écoute attentive, des conseils avisés et un accompagnement personnalisé pour vous aider à surmonter les obstacles et à prendre les décisions les plus éclairées pour votre avenir et celui de vos proches.
N'hésitez pas à solliciter vos élus. Ensemble, construisons et protégeons votre parcours chez IBM.
On vous invite à lire sur le même thème : Le rachat de trimestres de retraite en France : Guide stratégique complet pour le régime général et l'AGIRC-ARRCO(adhérents)
PSE2026 : Une large majorité syndicale valide les mesures d'accompagnement
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Suite à notre récent article vous annonçant la signature du projet par la CFE-CGC, nous avons aujourd'hui le plaisir de vous informer d'une nouvelle étape décisive dans la vie de notre entreprise. La dynamique constructive que nous avons portée s'est confirmée et élargie.
Une majorité solide de 83 % au service de l'intérêt collectif
L'accord d'entreprise portant sur les mesures d'accompagnement de notre projet de Plan de Départs Volontaires (PDV 2026) a finalement recueilli les signatures conjointes de la CFE-CGC, de la CFDT et de l'UNSA.
Cette adhésion représente une force syndicale de 83 %. Cela valide le travail de négociation accompli et témoigne de la volonté commune de la CFE-CGC d'obtenir des garanties concrètes, protectrices et fortement améliorées pour l'ensemble des salariés concernés.
Grâce à cet engagement collectif, le texte final, qui améliore très sensiblement les conditions d'accompagnement de nos départs, vient désormais se substituer au « Livre 1 » initial du projet de PDV. Il constituera en conséquence le nouveau socle conventionnel sur lequel les instances représentatives du personnel (CSEC et CSE) seront consultées lors des réunions prévues les 11 et 12 juin prochain.
Les prochaines étapes : la validation par la DRIEETS
Dans le prolongement de ces consultations, la Direction soumettra formellement cet accord collectif à la DRIEETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités). À compter de la transmission du dossier par la Direction, l'administration disposera d'un délai maximal d'une semaine pour valider l'accord. Cette ultime étape administrative viendra sceller définitivement les conditions de ce plan et permettra son déploiement effectif.
L'excellence de l'accompagnement : Notre priorité maintenue
Comme nous l'avions souligné lors de notre engagement initial, l’enjeu pour la CFE-CGC était de transformer cette période de réorganisation en une transition sécurisée et digne. En rehaussant les standards de prise en charge, nous veillons à ce que chaque départ volontaire soit soutenu par des mesures à la hauteur de l'investissement quotidien dont vous faites preuve chez IBM.
Nous vous invitons à consulter régulièrement notre site www.cfecgc-ibm.fr pour suivre l'évolution des consultations de la mi-juin et pour toute précision concernant l'application de cet accord.
La CFE-CGC continue d'œuvrer avec détermination pour que chaque salarié d'IBM France trouve le soutien et la reconnaissance qu'il mérite.
PSE2026 : Version de l'accord signé
PSE2026 : La CFE-CGC IBM France signe
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C'est avec la volonté inébranlable de protéger vos intérêts que nous vous annonçons avoir pris la décision de signer le projet d’accord du PSE 2026.
Une signature guidée par la protection et l'intérêt des salariés
Un Plan de Sauvegarde de l'Emploi n'est jamais une étape facile dans la vie d'une entreprise. Cependant, notre rôle en tant qu'organisation syndicale représentative n'est pas de rester spectateurs, mais d'agir pour infléchir les décisions et obtenir les meilleures garanties possibles quitte à avoir des stratégies offensives.
En apposant notre signature sur ce projet d'accord, nous avons privilégié la sécurisation de vos droits. Ce choix stratégique nous permet de valider et de verrouiller des mesures d'accompagnement financier et social de haut niveau, favorisant le volontariat. Ne pas signer aurait exposé les salariés à une application unilatérale par la direction, avec des conditions potentiellement bien moins avantageuses. Nous avons donc choisi la voie du pragmatisme et de la protection.
À vos côtés, à chaque étape de votre parcours chez IBM
Si cet accord pose un cadre protecteur, nous avons pleinement conscience que chaque situation est unique. Que vous envisagiez de vous porter volontaire, que vous vous interrogiez sur les conséquences de ce plan pour votre département, ou que vous poursuiviez sereinement votre activité au sein d'IBM, sachez que vous n'êtes pas seuls.
La CFE-CGC IBM France se tient à votre entière disposition. Vos élus et délégués sont des femmes et des hommes de terrain, experts de l'entreprise, prêts à vous écouter en toute confidentialité.
PSE2026 : La CFE-CGC vote POUR la communication des groupes métiers et l'ouverture de l'EMC !
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Suite aux ultimes séances de négociation et à l'analyse approfondie du projet d'accord qui nous a été soumis le vendredi 27 mars 2026, la section syndicale CFE-CGC a pris ses responsabilités. Face aux avancées concrètes et significatives obtenues pour les salariés, nous avons décidé de donner un avis favorable à la communication des groupes métiers et l'ouverture de l'EMC pour les rachats de trimestre.
La CFE-CGC s'est toujours inscrite dans une démarche de dialogue social constructif, exigeant mais pragmatique. Notre objectif n'a jamais changé : obtenir de nouveaux droits et sécuriser le parcours professionnel de l'ensemble des salariés. Le dernier projet d'accord répond à ces exigences sur deux points majeurs que nous portions avec conviction.
Un vote NON initial : une stratégie payante pour obtenir un meilleur accord
Il est important de rappeler que dans un premier temps, nous avions décidé de voter NON en CSEC. Ce choix n'était pas un refus du dialogue, mais bien une position de fermeté nécessaire face à des propositions insuffisantes. Pour retrouver les raisons détaillées de ce premier refus, vous pouvez consulter notre article sur la stratégie de la CFE-CGC en CSEC pour garantir le meilleur accord à tous les salariés.
C'est précisément cette intransigeance stratégique lors des précédentes consultations qui a poussé la direction à revoir sa copie, nous permettant d'obtenir aujourd'hui des avancées.
1. La communication des groupes métiers : un pas vers plus de transparence
Nous avons décidé de valider la communication autour des groupes métiers. Pour la CFE-CGC, il s'agit d'une étape indispensable pour garantir une meilleure lisibilité sur qui partira, qui pourra faire un domino et qui restera au sein de l'entreprise. Nous nous n'avons jamais souhaité bloqué ce point de communication mais, face au refus de scinder le vote, ce point a été la victime collatérale de l'ouverture de l'EMC.
Cette transparence est un outil précieux pour chaque salarié. Elle va permettre à chacun de mieux se situer.
2. L'ouverture de l'EMC pour le rachat de trimestres : enjeux de notre négociation
C'est l'une des avancées majeures dans l'application de ce plan, et la CFE-CGC s'en félicite. Le projet d'accord répondant à nos revendications et actant un certain nombre de mesure, nous ne pouvions plus nous y opposer.
Un dialogue social qui porte ses fruits
La proposition d'accord finalisée ce vendredi 27 mars 2026 prouve que la négociation, lorsqu'elle est menée avec sérieux et détermination, permet d'aboutir à des compromis gagnant-gagnant. C'est pourquoi la CFE-CGC, fidèle à son ADN de syndicat de proposition, a voté POUR la communication des groupes métiers et l'ouverture de l'EMC pour les rachats de trimestre.
Quand au texte de l'accord du PSE2026 qui remplacera le Livre 1, il reste encore quelques points à négocier potentiellement, nous nous engageons à ne pas les laisser de coté.
Nous restons à votre entière disposition pour échanger sur les détails de ce projet d'accord et vous accompagner dans l'utilisation de ce dispositif.



